Moins de chiens, plus de chats : la tendance se confirme, selon la Facco

28 % des Français possèdent au moins un chien.

© M.L.

Maud LAFON

Enquête

Le chat est, une fois de plus, le grand vainqueur du baromètre Facco-Odoxa 2025-2026 dont les résultats ont été dévoilés le 26 mai, à Paris. Plus nombreux que les chiens, les chats bénéficient aussi d'une prise en charge vétérinaire qui se renforce et rattrapent progressivement leur retard sur les chiens dans ce domaine.

Le baromètre annuel Facco*-Odoxa 2025-2026, dont les résultats ont été présentés le 26 mai, à Paris, à l'occasion de l'assemblée générale de la Facco, confirme une tendance déjà pressentie l'an dernier : la baisse de la population canine dans notre pays tandis que la population féline suit une dynamique positive.

Ainsi, sur les 73,4 millions d'animaux de compagnie que comptait la France l'an dernier (figure) figuraient 16,6 millions de chats et 9,6 millions de chiens, nombre en baisse de 100 000 individus par rapport à 2025 et de 300 000 par rapport à 2024.

« Concernant le chat, tous les indicateurs suggèrent une grande stabilité », souligne la Facco. Cette supériorité numérique du chat ne semble pas sur le point de s'inverser puisqu'en 2024, 8 % des Français ont acquis un chien (versus 11 % en 2023) tandis que 10 % ont opté pour un chat (versus 9 % en 2023).

Par ailleurs, 61 % des propriétaires de chiens et 58 % des propriétaires de chats indiquent qu'ils en reprendraient un si leur animal décède.

82 % des Français ont déjà possédé un chien ou un chat

Fait significatif en cette année où ont eu lieu les élections municipales, qui prouve que si un sujet fait consensus en termes d'intérêt des citoyens c'est celui de l'animal, 82 % des Français ont déjà possédé un chien ou un chat.

39 % de la population possède au moins un chat, pourcentage stable par rapport à l'an dernier, tandis que 28 % possèdent au moins un chien (en baisse de 2 points). 60 % des Français possèdent au moins un animal domestique et 54 %, soit un chat, soit un chien.

Le taux de possession est influencé par différents facteurs et notamment l'âge des propriétaires, les personnes de 65 ans et plus et les retraités étant bien moins enclins à posséder un chien : 16 % des 65 ans et plus et 17 % des retraités seulement détiennent un chien quand cette proportion est plutôt de 30-35 % pour les autres catégories socio-professionnelles et d'âge. Le constat est le même pour les chats même si l'écart est un peu moins marqué : 23 % des 65 ans et plus en détiennent un versus 40 % pour les autres catégories d'âge.

La raison avancée par les personnes interrogées est la contrainte qu'elles ne souhaitent pas assumer.

Taille d'agglomération discriminante

Autre critère discriminant, la catégorie d'agglomération : plus une personne vit à la campagne, plus elle est susceptible de posséder un chien ou un chat.

La taille des foyers joue un rôle également, ces animaux étant plus volontiers possédés par les foyers de plusieurs personnes.

L'enquête a dressé le portrait-robot des chiens et chats détenus par les Français. Les chiens sont plutôt de taille moyenne (poids moyen de 19,2 kg) et âgés de 6 ans et 7 mois versus 6 ans et 9 mois chez les chats dont le poids moyen est de 4,9 kg.

L'âge moyen au décès des animaux est de 12 ans pour les chiens et 11 ans et 6 mois pour les chats. Toutefois quand le décès survient après l'âge de 5 ans, la longévité est de 12 ans et 9 mois pour les chiens et 13 ans et 3 mois pour les chats, chiffres qui confirment l'importance de l'accidentalité dans cette espèce.

Trois formats dans la population canine

« Nos données montrent bien l'existence de trois tiers dans la population canine : un tiers de petits chiens, un tiers de chiens moyens et un tiers de plus gros », souligne la Facco.

Plus de la moitié des chiens sont stérilisés (56 % sont castrés ou ont un implant, en hausse de 3 points par rapport à 2024) tandis que ce taux grimpe à 87 % chez les chats (+ 2 points par rapport à 2024).

La médicalisation des chats continue de progresser et gagne 12 points par rapport à 2014, 69 % des propriétaires ayant emmené au moins une fois leur animal chez le vétérinaire au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est de 88 % pour les possesseurs de chiens (+ 4 points depuis 2014).

Croquettes toujours majoritaires

Les sondés déclarent une identification par puce électronique chez 89 % des chiens, pourcentage stable depuis quelques années, tandis que l'identification continue de progresser chez les chats (67 %, en hausse de 40 % depuis 2012).

« Dans dix ans, les chats auront atteint un niveau équivalent à celui des chiens même s'il faut garder à l'esprit qu'il ne s'agit que de déclaratif de la part des propriétaires », prédit la Facco.

Une partie de l'enquête concerne l'alimentation. 84 % des propriétaires de chiens et 88 % des propriétaires de chats distribuent des croquettes à leur animal. Les friandises sont un aliment secondaire plébiscité tandis que la part de l'alimentation humide augmente chez les chiens (27 %) et reste stable chez les chats (53 %). Une ration ménagère est distribuée par 17 % des propriétaires de chiens et 7 % des propriétaires de chats.

Budget alimentation corrélé aux revenus

Les Français consacrent en moyenne un budget de 517 euros par an à l'alimentation de leur chien (+ 30 euros par rapport à l'an dernier) et 339 euros à leur chat (+ 15 euros). Ce montant est sans surprise corrélé aux revenus du foyer.

La nourriture est achetée principalement en grande surface (51 % des propriétaires de chiens et 68 % des propriétaires de chats). Les animaleries arrivent en deuxième position (34 et 23 %). Après une longue période de hausse entre 2016 et 2014 (nombre multiplié par quatre), les ventes sur Internet plafonnent ces trois dernières années : 28 % des propriétaires de chiens et 21 % des propriétaires de chats achètent leurs aliments en ligne.

Les vétérinaires sont choisis par 12 % des propriétaires de chiens et 9 % des propriétaires de chats pour les achats d'aliments.

* Facco : Fédération des fabricants d'aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers.



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